
Du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026, le lycée Louis-Bascan changera de rythme. Les salles de cours, les espaces communs, l’internat même, deviendront le terrain d’expérimentation du collectif artistique « Les Aimants ». Une initiative qui tranche avec le quotidien scolaire – et tant mieux.
L’affiche annonce la couleur : une semaine entière de spectacles et d’ateliers, avec un concert de clôture prévu le vendredi à 14h.
Mais, réduire cette présence à une simple programmation culturelle serait passer à côté de l’essentiel.
|→ Ici, il s’agit d’occuper le lycée autrement, de le détourner, presque de le déplacer.
Les artistes ne viennent pas « proposer » des activités. Ils investissent. La nuance compte.
Une immersion artistique assumée
Pendant cinq jours, les élèves ne seront pas seulement spectateurs. Ils seront sollicités, impliqués, parfois déroutés.
Les ateliers imaginés par le collectif refusent les formats scolaires classiques. Pas de cours magistral, pas de performance figée.
Un exemple : Murmuration(s), atelier d’expression vocale et corporelle.
Le principe est simple en apparence – se déplacer, écouter, improviser – mais l’ambition est ailleurs.
Faire émerger un groupe sans hiérarchie, où chacun trouve sa place sans s’effacer.
Une expérience collective rare dans un cadre scolaire, souvent structuré par l’évaluation et la norme.
Même logique du côté de l’écriture avec Le Jardin des Proies.
Les élèves sont invités à brouiller les frontières entre fiction et vécu, à écrire à partir d’eux-mêmes sans se limiter à eux-mêmes. C’est une prise de risque. Et c’est précisément ce qui donne de la valeur à ce type de proposition.
Créer plutôt que reproduire
Ce qui distingue clairement cette semaine, c’est le refus de la reproduction. Aucun atelier ne vise à « apprendre à faire comme ». L’objectif est ailleurs : expérimenter, chercher, parfois se tromper.
Dans Plonger par les oreilles, les participants construisent une fiction sonore de A à Z. Écriture, enregistrement, montage. Tout passe par eux. Le résultat final importe moins que le processus collectif, fait d’essais, d’ajustements, de trouvailles inattendues.
Même liberté dans les ateliers autour du paysage (Éclosions), du chant polyphonique ou de l’écriture de chanson. Les cadres existent, mais ils sont poreux. On y entre sans prérequis, on en sort rarement inchangé.
Une respiration nécessaire dans le cadre scolaire
Il faut le dire clairement : ce type de projet devrait être beaucoup plus fréquent.
Le lycée est un lieu d’apprentissage, mais il reste trop souvent enfermé dans des logiques d’efficacité, de programme, de rendement.
L’intervention des Aimants introduit autre chose. Du temps long. De l’incertitude. Une forme d’attention au collectif qui échappe aux bulletins et aux moyennes.
Tout ne sera pas parfaitement maîtrisé. Certains élèves resteront à distance. D’autres s’empareront pleinement de l’expérience. C’est le jeu. Et c’est précisément ce qui rend cette semaine pertinente.
Un temps fort ouvert à tous
Des ateliers auront lieu tout au long de la semaine. Les restitutions prendront des formes variées, parfois informelles, parfois plus construites. Le point d’orgue est annoncé pour le vendredi à 14h avec un concert de clôture.
Pour les élèves comme pour les personnels, difficile de rester indifférent face à une telle transformation du cadre habituel. Le lycée ne sera plus tout à fait le même – au moins pour quelques jours.
Ndlr : renseignements complémentaires au CDI.
En savoir plus
- Dossier de présentation des ateliers proposés par le collectif artistique « Les Aimants »
Document destiné à l’impression, au format pdf (1,6 Mo)
Partenariat et financement du projet
Ce projet est mené en collaboration avec l’équipe de l’espace partenaire de création artistique, Le Lieu, situé à Gambais. Le financement provient de fonds de la région Île-de-France et du ministère de la Culture grâce à la part collective du Pass culture.
Suivre le collectif « Les Aimants » et ses spectacles.
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