
La circulaire du 2-7-2026 publiée au Bulletin officiel du 2 juillet 2026 invite les lycées à préparer la mise en œuvre de l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables et des autres objets connectés par les élèves. Cette anticipation intervient alors que la proposition de loi poursuit son examen au Parlement. Les établissements sont appelés à engager la réflexion dès la rentrée 2026, dans le respect du dialogue avec la communauté éducative.
La future évolution du cadre réglementaire se précise.
Si la proposition de loi interdisant l’utilisation du téléphone portable au lycée n’est pas encore définitivement adoptée, le ministère de l’Éducation nationale souhaite que les établissements prennent les devants.
La circulaire du 2 juillet 2026, publiée au Bulletin officiel, demande ainsi aux lycées de préparer dès maintenant cette nouvelle organisation.
L’objectif affiché est de garantir un environnement favorable aux apprentissages, tout en laissant aux établissements la possibilité d’adapter les modalités d’application à leurs réalités quotidiennes.
Une mise en œuvre adaptée au fonctionnement de chaque lycée
Le texte reconnaît que certaines situations nécessitent des aménagements.
Des dérogations pourront être prévues lorsque l’usage d’un téléphone ou d’un autre objet connecté répond à une nécessité pédagogique, administrative ou liée au fonctionnement de l’établissement.
Sont notamment évoqués les usages liés au centre de documentation et d’information (CDI), au service de restauration, à l’internat ou à d’autres organisations propres à chaque lycée.
Cette souplesse doit permettre de concilier la future réglementation avec les besoins concrets du terrain.
Le dialogue au cœur de la préparation
La circulaire rappelle que l’évolution du règlement intérieur ne peut intervenir qu’après une phase de concertation.
Les représentants de la communauté éducative sont appelés à participer aux échanges, avec une place particulière accordée aux élèves.
La consultation du Conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) est obligatoire avant la réunion du conseil d’administration, appelé à délibérer sur les nouvelles dispositions.
Les décisions adoptées seront ensuite transmises à l’autorité académique.
Cette étape traduit la volonté d’associer les élèves aux choix qui concernent directement leur vie quotidienne au sein du lycée.
Des espaces de vie repensés
La circulaire ne détaille pas les modalités pratiques de l’interdiction.
C’est le vadémécum publié en annexe qui apporte plusieurs pistes de réflexion.
Les établissements pourront aménager ou créer des espaces favorisant les échanges entre élèves sans recours au téléphone portable.
Le document cite, à titre d’exemple, le réaménagement du foyer des élèves, l’installation d’équipements extérieurs ou d’autres dispositifs conçus en lien avec la collectivité territoriale de rattachement, en l’occurrence la région Île-de-France pour les lycées franciliens.
L’ambition dépasse la seule question de l’interdiction. Il s’agit aussi de redonner une place aux temps d’échange, aux activités collectives et aux interactions directes pendant les temps de pause.
Vers un usage plus raisonné du numérique
Cette circulaire s’inscrit dans la politique de numérique raisonné portée par le ministère de l’Éducation nationale.
Les outils numériques conservent naturellement leur place lorsqu’ils répondent à un objectif pédagogique ou aux besoins du fonctionnement de l’établissement.
En dehors de ces situations, la priorité est donnée à un cadre favorisant la concentration, les échanges entre élèves et la qualité de la vie scolaire.
Les prochains mois permettront à chaque lycée de conduire les consultations prévues avant une éventuelle évolution de son règlement intérieur, en fonction du calendrier législatif et des textes qui seront définitivement adoptés.
Ndlr : avant les congés d’été, sous couvert de Jean-François Guillerm, proviseur du lycée Louis-Bascan, un groupe de réflexion a été mis en place afin d’anticiper la mise en œuvre de la loi dont une proposition a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, et attend sa deuxième lecture.
Pour aller plus loin
- Bulletin officiel n° 27 du 2 juillet 2026 : Interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés au lycée.
Lien externe, s’ouvre dans une nouvelle fenêtre.
- Éduscol : Interdiction du téléphone portable de l’école au lycée et numérique raisonné.
Lien externe, s’ouvre dans une nouvelle fenêtre.
FAQ – Téléphone portable au lycée
L’interdiction est-elle déjà entrée en vigueur ?
Non. La proposition de loi n’a pas encore achevé son parcours parlementaire. En revanche, une circulaire publiée le 2 juillet 2026 invite les lycées à préparer dès la rentrée les conditions de sa mise en œuvre.
Le téléphone portable sera-t-il totalement interdit dans le lycée ?
La circulaire prévoit une interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés par les élèves. Elle ne signifie pas nécessairement que les appareils devront être laissés à l’extérieur de l’établissement. Les modalités d’application seront précisées par chaque lycée, dans le respect du futur cadre réglementaire.
Des exceptions sont-elles prévues ?
Oui. Des dérogations pourront être accordées lorsqu’elles répondent à des besoins pédagogiques, administratifs ou organisationnels. La circulaire cite notamment les activités du CDI, du service de restauration ou de l’internat.
Qui décide des règles applicables dans un lycée ?
Les dispositions relatives au téléphone portable devront être inscrites dans le règlement intérieur. Cette évolution fera l’objet d’une concertation avec la communauté éducative avant d’être examinée par le conseil d’administration.
Les élèves seront-ils consultés ?
Oui. La consultation du Conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) est obligatoire avant le vote du conseil d’administration. Les représentants des élèves participeront donc aux échanges sur les modalités de mise en œuvre.
Que prévoit le ministère pour les temps de pause ?
Le vadémécum annexé à la circulaire encourage les établissements à aménager des espaces favorisant les échanges entre élèves sans téléphone portable. Il évoque, par exemple, le réaménagement du foyer des élèves ou l’installation d’équipements extérieurs, en lien avec la collectivité territoriale lorsque cela est nécessaire.
Cette mesure concerne-t-elle aussi les usages pédagogiques du numérique ?
Non. La politique de numérique raisonné défendue par le ministère maintient les usages numériques lorsqu’ils sont intégrés à une activité pédagogique ou au fonctionnement de l’établissement. L’objectif est d’encadrer les usages personnels du téléphone portable, sans remettre en cause les outils numériques utilisés pour apprendre.
Divulgation relative à l’intelligence artificielle
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