
Il y a les murs, les bâtiments, les salles de classe, les couloirs et les emplois du temps.
Et puis il y a les visages.
Ceux que l’on reconnaît immédiatement, ceux qui étaient déjà là lorsque l’on est arrivé au lycée et que l’on retrouve parfois, des années plus tard, en franchissant à nouveau le portail de Bascan.
Depuis 37 ans, Pascal et Françoise Le Nouaille sont de ces visages-là.
Depuis 1990, ils accueillent chaque jour les élèves, les parents, les personnels et les visiteurs du lycée Louis-Bascan. Au fil des années, ils ont vu grandir des générations de lycéens, se succéder les équipes, évoluer les bâtiments et les habitudes. Ils ont connu les changements du lycée, ses différents proviseurs — « Nous en avons connu sept ! » — et des milliers de rentrées dans l’enceinte de l’établissement.
Mais une chose n’a pas changé : leur présence à l’accueil.
Et cette présence compte.
Une porte qui s’ouvre, une voix qui rassure
Pour un élève qui arrive à Bascan pour la première fois, le lycée peut sembler immense. Plus de deux mille élèves, de nombreux bâtiments, des couloirs dans lesquels on cherche sa salle, un emploi du temps encore tout neuf…
Alors, à l’accueil, on demande son chemin.
On hésite.
On se trompe parfois.
Et l’on trouve Pascal ou Françoise.
« On rassure les petits nouveaux perdus dans le lycée », expliquent-ils dans le portrait que leur consacre Philippe Cohen dans Toutes les Nouvelles des Yvelines, publié mercredi 9 septembre 2026.
Cette phrase résume bien leur rôle. Car accueillir, à Bascan, ne consiste pas seulement à indiquer une salle ou à répondre au téléphone. C’est aussi prendre quelques instants pour écouter, expliquer, orienter, rassurer.
Françoise connaît les voix au téléphone et les visages qui passent devant son bureau. Pascal veille notamment aux entrées et aux sorties, aux badges, à la sécurité et à la fermeture de l’établissement. Des tâches quotidiennes, parfois très discrètes, qui demandent de l’attention et de la constance.
Chaque matin, ils sont parmi les premiers visages de Bascan. Chaque soir, parmi les derniers à veiller sur le lycée.
Une mémoire vivante de l’établissement
Trente-sept années dans un même lycée, cela représente une mémoire peu commune.
Pascal et Françoise ont vu arriver des élèves qui, à leur tour, sont devenus parents. Ils ont vu des générations se succéder, des habitudes changer, de nouveaux usages apparaître. Ils ont accompagné les petits moments de la vie scolaire comme les journées plus animées, les rentrées, les départs, les visites, les rencontres avec les familles.
Ils ont aussi appris à reconnaître les anciens.
Celui qui revient quelques années après son baccalauréat et s’arrête quelques minutes pour dire bonjour. Celle qui accompagne désormais son propre enfant. Une famille que l’on a connue autrefois et que l’on retrouve à l’accueil.
Ces retrouvailles disent beaucoup de la place qu’ils occupent dans la vie du lycée.
On peut quitter Bascan sans vraiment quitter les personnes qui ont accompagné son passage dans l’établissement.
« Nous sommes l’image de l’établissement »
Dans le reportage de Philippe Cohen, Pascal et Françoise parlent de Bascan avec une affection qui ne se décrète pas. Elle s’est construite au fil des années, dans le quotidien, dans les échanges et dans cette multitude de petites attentions qui ne font pas toujours l’objet d’un merci.
Leur histoire avec le lycée est aussi une histoire familiale. Leurs trois enfants, Élodie, Antony et Océane, y ont été scolarisés. Tous trois ont grandi avec Bascan, comme leurs parents y ont consacré une grande partie de leur vie professionnelle.
« Nous sommes l’image de l’établissement », confient-ils.
Une responsabilité qu’ils assument avec simplicité.
Et avec humour aussi.
Car derrière les anecdotes, les souvenirs et les sept proviseurs rencontrés au fil des années, il y a surtout deux personnes qui aiment leur métier, qui aiment leur lycée et qui ont toujours plaisir à retrouver les élèves et les familles.
Une reconnaissance qui prend un relief particulier

Cette longue histoire avec Bascan a été saluée lors du lancement de la rentrée 2026, lundi 31 août, au Centre national du football (CNF) de Clairefontaine-en-Yvelines.
À cette occasion, Jean-François Guillerm, proviseur du lycée Louis-Bascan, a remis à Françoise et Pascal Le Nouaille les insignes de chevalier des Palmes académiques, en reconnaissance de leur engagement et des nombreuses années consacrées au service de l’établissement.
Un moment particulièrement symbolique.
Parce qu’une distinction vient ici reconnaître un parcours, mais aussi tout ce qui ne se mesure pas facilement : les milliers de personnes accueillies, les renseignements donnés, les inquiétudes apaisées, les portes ouvertes, les appels pris, les petits services rendus, les habitudes partagées et les visages dont on se souvient.
Trente-sept ans de présence, ce sont des milliers de journées de travail.
Et derrière chacune d’elles, des histoires.
Merci, tout simplement
Dans un lycée, beaucoup de choses changent.
Les élèves grandissent et partent. Les personnels arrivent et s’en vont. Les projets évoluent. Les bâtiments se transforment. Les technologies prennent une place nouvelle. Les rentrées ne se ressemblent jamais tout à fait.
Certaines présences, pourtant, donnent au lieu sa continuité.
Pascal et Françoise sont de celles-là.
Depuis 1990, ils accueillent celles et ceux qui franchissent les portes de Bascan. Ils ont accompagné plusieurs générations et sont devenus, pour beaucoup, bien davantage que des interlocuteurs à l’accueil : des repères.
Alors, après 37 années passées au lycée Louis-Bascan, quelques mots peuvent suffire.
Merci Pascal. Merci Françoise.
Merci pour votre disponibilité, votre attention, votre patience et votre bonne humeur.
Merci pour tous ces élèves que vous avez accueillis lorsqu’ils ne savaient pas encore où aller.
Merci pour toutes ces familles que vous avez renseignées.
Merci pour cette fidélité au lycée et à celles et ceux qui le font vivre.
Et merci, surtout, pour ces 37 années durant lesquelles, jour après jour, vous avez contribué à faire de Bascan un lycée où l’on n’entre pas tout à fait comme dans un lieu anonyme.
À lire dans Toutes les Nouvelles des Yvelines

Le journaliste Philippe Cohen consacre son reportage du mercredi 9 septembre 2026 à Pascal et Françoise Le Nouaille, dans un article intitulé :
« Depuis presque 40 ans, Pascal et Françoise travaillent pour le plus grand lycée des Yvelines et ils sont très aimés »
Un portrait chaleureux de deux figures familières de Louis-Bascan, qui raconte leur parcours, leur quotidien à l’accueil et les liens qu’ils ont tissés avec plusieurs générations de lycéens.
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Article de Philippe Cohen — Toutes les Nouvelles des Yvelines, mercredi 9 septembre 2026.
Photo : Philippe Cohen.
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