
Lors de l’accueil de nos partenaires du lycée de Montebelluna, dans le cadre des programmes Erasmus + et Ambassadeur du Parlement européen, des élèves du lycée Louis-Bascan ont eu la chance de se glisser dans la peau d’un eurodéputé pendant une demi-journée. Analyse.
Les jeunes veulent changer le monde. C’est le propre de la jeunesse et c’est ce que confirmait, si besoin en était, l’enquête WISE en 2020 lorsque 87% des jeunes déclaraient que c’est à leur génération de changer le monde.
Pourtant, moins de la moitié se considéraient suffisamment prêt pour comprendre les grands problèmes de société (48%) et pour y trouver des solutions (43%).
La compréhension du fonctionnement de nos démocraties et de l’Union Européenne revêt alors une importance particulière.
Par deux fois cette année, c’est à ce titre que des élèves de terminale participant au programme ambassadeur du parlement européen (avec nos partenaires italiens du lycée Veronica Veronese de Montebelluna (Vénétie) – dans le cadre du programme Erasmus + – puis des premières de la spécialité Histoire géographie géopolitique et sciences politiques (HGGSP) ont eu la chance d’approcher le quotidien d’un député européen en se rendant à l’espace interactif Europa Expérience Paris.
Une actualité brûlante
Appréhender l’argumentation, l’art du compromis, la compréhension de la complexité des enjeux contemporains et l’absence de solution qui fasse l’unanimité ; voilà quelques-unes des missions que ce jeu de rôle c’est donné.
La scénographie est à la hauteur de ces ambitions. Sur un étage au 28 place de la Madeleine à Paris, les acteurs sont répartis en quatre groupes politiques qui représentent quatre grandes tendances du Parlement européen actuel : sociaux-démocrates, écologiste, libéraux et conservateurs.
Dotés d’une nouvelle identité, représentant des députés de chaque pays répartis par groupe parlementaire, ils vont tenter de faire avancer la législation européenne sur des sujets d’actualités, que ce soit « l’anonymat sur internet », « l’alimentation et le changement climatique », « l’utilisation de l’eau » ou « la surveillance numérique ».
Alliances et casus belli
Rapidement les missions s’enchaînent. Rencontrer des lobbys, assister aux réunions du groupe parlementaire, trouver des compromis avec les membres des autres groupes parlementaires appartenant à la même commission que nous, assister aux séances plénières.
Le rythme est soutenu et, si la scénographie a changé entre nos deux séances en novembre et en avril, on comprend rapidement qu’il y a fort à faire.
Très vite un réflexe se met en place : aller à l’essentiel. On tente de rencontrer des partisans et des opposants du texte sur lequel on travail, on abrège les rendez-vous pour en commencer d’autres. On cherche avant tout des arguments auprès de nos interlocuteurs pour rallier nos opposants à notre position.
Petites trahisons entre amis
Vient le moment du vote, en séance plénière, des propositions tels quels ont été amendés en commission. Comme cela nous est rappelé, chaque député est libre de voter en sa libre conscience et rien n’empêche de s’écarter de la consigne de vote du groupe si l’on considère que le compromis s’est changé en compromission.
Pourtant, il n’est pas évident pour tous les joueurs que le texte doit être adopté dans son entièreté (sans pouvoir rejeter un amendement qui nous déplait) ou que c’est la version initiale qui sera proposée.
Sans divulgâcher quoi que ce soit, les députés en herbes ne sont pourtant pas au bout de leur peine et ils devront encore affronter le Conseil.
| On a aimé : | On n’a pas aimé : |
| + Le rythme enlevé + La prise de conscience du travail parlementaire + Les thématiques actuelles abordées | + Les dialogues (ou les questions aux autres groupes) qui tombent parfois à côté + Le manque de clarté sur les conséquences à ne pas voter un texte ou à l’amender |
Note : 9 étoiles européennes sur 12


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