
À Rambouillet, le Court-Bouillon, café associatif engagé dans la vie locale, a accueilli une première édition d’Octobre rose placée sous le signe de la solidarité, de la rencontre et de la création artistique. Parmi les initiatives proposées, les élèves de Terminale ayant choisi l’enseignement de spécialité arts plastiques au lycée Louis-Bascan ont participé à un projet singulier : faire de la création un espace d’expression autour du cancer du sein et de l’expérience des femmes qui ont traversé la maladie.
Cette initiative s’inscrit dans une mobilisation plus large de la communauté de Bascan, déjà racontée dans l’article « Octobre Rose : Bascan Spirit voit la vie en rose ».
Marche solidaire, participation à la journée Ride-Rando-Run-Rose et actions de sensibilisation menées au lycée par le collectif Les Simones de Bascan : autant de manières de faire vivre cet engagement sur le territoire rambolitain.
Au Court-Bouillon, les élèves en proposent une autre expression, par le geste artistique.
Des cicatrices transformées en œuvre éphémère
|→ Comment porter un autre regard sur les traces laissées par la maladie ?
C’est autour de cette question que s’est construit le travail réalisé en classe, à partir de l’expérience de femmes confrontées au cancer du sein.
Les élèves ont imaginé une intervention plastique éphémère, dans laquelle les cicatrices deviennent le point de départ d’une création.
Le corps, l’histoire personnelle et le regard porté sur soi entrent alors en dialogue.
Il ne s’agit pas d’effacer les marques de la maladie, mais de les faire apparaître autrement, dans une démarche artistique attentive à ce qu’elles racontent.
« Mes cicatrices sont devenues une œuvre d’art éphémère grâce aux élèves. »
Témoignage de Sandra, qui a participé au projet comme modèle.
Ses mots disent quelque chose de la rencontre qui s’est nouée entre les lycéens et les femmes concernées : une expérience où la création ouvre un espace de confiance, de partage et de reconnaissance.
Quand la pratique artistique rencontre la solidarité
Au Court-Bouillon, cette proposition prenait place au milieu d’animations, de stands de prévention et de rencontres associatives.
L’événement a réuni des acteurs locaux mobilisés autour d’Octobre rose, dans une atmosphère propice aux échanges.
Pour les élèves de Terminale, ce projet donne une portée concrète au travail mené en arts plastiques.
Concevoir une œuvre, réfléchir à ses intentions, choisir ses moyens d’expression : autant d’étapes qui prennent une dimension particulière lorsque la création quitte la salle de classe pour rencontrer un public et s’inscrire dans une démarche solidaire.
L’art devient ici un moyen de sensibilisation, non par un discours médical, mais par une expérience sensible qui invite à regarder, à écouter et à interroger les représentations du corps. Une œuvre éphémère peut laisser une trace durable dans les esprits, précisément parce qu’elle s’appuie sur une rencontre humaine.
À Bascan, Octobre rose se décline au pluriel
Avec les actions des Simones de Bascan, la participation à la mobilisation Ride-Rando-Run-Rose et le projet artistique présenté au Court-Bouillon, les initiatives liées à Octobre rose prennent des formes différentes, mais se rejoignent autour d’une même volonté : informer, sensibiliser et faire vivre la solidarité.
Ces engagements montrent comment les élèves peuvent contribuer à la vie de leur établissement et de leur territoire, chacun selon ses centres d’intérêt et les compétences qu’il développe.
Le sport, l’action collective et la création artistique deviennent autant de façons de prendre part à une mobilisation qui concerne toute la société.
Au Court-Bouillon, les cicatrices sont devenues le support d’une œuvre et d’une rencontre. Une autre manière, pour les élèves du lycée Louis-Bascan, de faire vivre Octobre rose : en donnant à l’art une place dans le dialogue autour de la maladie, du corps et du regard des autres.
Au Court-Bouillon, les cicatrices sont devenues le support d’une œuvre et d’une rencontre. Une autre manière, pour les élèves du lycée Louis-Bascan, de faire vivre Octobre rose : en donnant à l’art une place dans le dialogue autour de la maladie, du corps et du regard des autres.
Source : article intitulé « Rambouillet : succès du Court-Bouillon avec concerts et sensibilisation pour Octobre rose », rédigé par Samia BENTATO, dans l’Écho républicain du mardi 13 octobre 2026.
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